Day2 x Printemps De Bourges x Lydiane

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Lydiane
Bloggeuse en Freelance
Art/Mode/Musique

On passe à la deuxième partie du review du PdB avec OrelSan, 1995, Watson, Danger…. et bien d’autres!

Bizarrement ma soirée préférée aura été la soirée Hip Hop au Palais d’Auron. Les premiers à faire chavirer mon cœur sont les très parisiens 1995. Ils font du bien au rap français, anti bling bling, ils nous ont livré un live « comme dans leur chambre » mais devant un public (très très féminin) en folie.

Mais c’est bien la star de la soirée qui m’a retournée, Orelsan. En 2009 à l’heure de la polémique, Orelsan alias Aurélien Cotentin s’est retrouvé déprogrammé de plusieurs festivals, mais pas le Printemps de Bourges alors qu’ils recevaient des menaces pour les subventions, ce dont il est profondément reconnaissant… « Ca a été capital dans ma carrière » nous confie-t-il un peu plus tôt. C’est donc très heureux qu’il revient à Bourges et nous aussi ! Il nous livre un long live de qualité, avec ses tubes les plus hip hop, et des mises en scènes théâtrales et très second degré. Ses paroles coulent de manière très compréhensible sur des thèmes en général sombres et contestataires.

©David Tomaszewski
©DR

 Un peu plus tôt à l’auditorium, Patrick Watson – qu’on connais notamment grâce à son travail avec Cinematic Orchestra – a réussi à emballer le public, dans une salle presque comble. Il nous livre une pop incroyable et puissante, avec des envolées  instrumentales dignes de Sigur Ros. Appuyée par une scénographie travaillée, sa musique a une ampleur incroyable et saisissante. Parfois quelques morceaux sont joués intimement par tout le groupe autour d’un unique micro, ambiance « campfire ». Patrick Watson est un adorable canadien bien comique et gaffeur (il renverse son verre d’eau sur la scène et ne cesse rire aux éclats), qui se transforme en super héros cosmique quand il effleure le micro…

Du vendredi soir on retiendra Kindness : dans la lignée des groupes aux noms les plus communs du monde, les Kindness véhicule également un beau cliché américain. Choristes en mode télé crochets, en mode « vibes et chorégraphies assorties », chanteur vintage qui a piqué sa chemise à Parker Lewis. La sauce prend !

Les beaux goss anglais de Citizens, petits jeunes bien propres sur eux font leur preuve avec un live charmant, musique lancinante et très rock british… Les stars de cette soirée sont à en juger le pubic nombreux les Django Django, qui nous livrent un live calé et sans défaut. Enfin, le mystérieux Danger Live clôturera la soirée. A mi-chemin entre tenue de cambrioleur et super héros,  la mise en scène est soignée pour cultiver la noirceur et le mystère, tandis qu’au son il nous livre un live planant et puissant.

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 Je me pose cependant une question sur la programmation de ces 2 jours : pourquoi avoir choisi des groupes qui se ressemblent tant ? Après tout, c’est peut être ça le rock/pop en 2012, du vintage, de la reverb au max, du sexy et surtout, pas de français. Mais c’est aussi de la qualité, et un vivier assez impressionnant de jeunes « auto entrepreneurs de la musique » .

 Maintenant, j’aimerais bien passer un message à tous les spectateurs du Printemps de Bourges entre 14 et 19 ans : je sais que passé 22h30 l’alcool te monte à la tête, mais si tu continues à monter sur scène, je brûle ton sac Eastpack, ta tente et ton reflex et j’appelle tes parents. Go die.

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Enfin le clou du festival, la Rock’n Beat Party du samedi, qui réunit plus de 6000 personnes pour devenir un dancefloor géant. Les Skip The Use commencent bien la soirée. Ils étaient au Printemps de Bourges il y a deux ans en tant que découvertes, entre temps ils sont passés par des scènes gigantesques comme Solidays, alors ils ne seront pas effrayés par les quelques 6000 personnes qui les attendent au Phénix… Leur album est sorti en février et ils entament une carrière à l’étranger et pour le prochain album (pas pour tout de suite…) et ils nous confient qu’ils adoreraient collaborer avec The Shoes… Sur scène, ils nous livrent un live puissant mi punk mi électro, le chanteur sautillant torse-nu à la Iggy Pop. Malheureusement le son du chapiteau du Phénix est toujours d’aussi mauvaise qualité…

 

Le goss beau de Yuksek suit avec un un live efficace, pendant que les scandinaves de Who made who convainquent un public peu nombreux au Palais d’Auron, à cause de la concurrence déloyale des énormes têtes d’affiche du Phénix…

Les stars de la soirées, The Rapture, enchaîneront les tubes entonnés par des fans en furie. Puis, C2C, groupe formé par  2 membres d’Hocus Pocus et 2 membres de Beat Torrent forme une belle bande de 4 scratcheurs magnifiques. Un beat posé et maîtrisé, dans une chorégraphie parfaite, le résultat est cosmique. Le public entier se dandine de tous les côtés, ça groove grave ! Ca s’enchaine à toute allure avec Surkin. Notre éternel petit jeune se dandine électriquement sur des sons éclectiques, ne s’arrêtant jamais de faire bouger la foule. Son live est d’une vraie montée en puissance, et s’amuse des tubes populaires. S’enchaine ensuite le live de Birdy Nam Nam pendant que je m’endors doucement…

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